Chirurgie des membres

L’apparence mais aussi la mobilité des membres vont se modifier avec l’âge : A ce niveau la peau va devenir plus flasque, les muscles moins toniques et relâchés et les articulations plus difficilement mobilisables.
Ce qui fera qu’à partir de la quarantaine on verra de plus en plus de patients en consultation se plaindre de l’aspect disgracieux de leurs membres supérieurs ou inférieurs mais aussi des déformations au niveau des articulations et plus particulièrement celles des doigts.
Si les jeunes recherchent plutôt à affiner leurs membres supérieurs à cause de l’accumulation de graisses qui leur donne de gros bras, leur interdisant le port des hauts sans manches, et aussi au niveau des culottes et des cuisses rendant difficile le port de pantalon. Les personnes âgées, elles viennent à la quête d’une solution à la flaccidité et à la fripure de la peau au niveau de la face interne de leurs bras mais aussi de leurs cuisses et à l’apparition trop saillante des veines au niveau du dos de la main sous une peau devenue très fine.

Principes de l’intervention :

  • Lorsqu’il y a accumulation de graisse au niveau des bras mais aussi des cuisses, des genoux et des mollets, la liposculpture est l’opération qui donne les meilleurs résultats.
    Chez les noirs, la peau épaisse reste élastique jusqu’à un âge avancé, ce qui fait que la liposuccion permet d’obtenir d’excellents résultats car la peau se rétracte presque toujours après l’intervention ; comparée aux peaux blanches, fines qui perdent leur élasticité précocement et sont flasques déjà avant l’intervention d’où l’indication ici de la dermolipectomie  qui consiste en une résection losangique de peau et de graisse sous cutanée le long de la face interne du bras.

  • Au niveau des cuisses, ce sera le même processus : lorsqu’il y a accumulation de graisse à la face interne ou tout autour des cuisses, la liposuccion sera l’intervention de choix ; ici également les résultats sont souvent spectaculaires entre des mains expérimentées.
    Signalons que depuis l’avènement du blanchissement de peau chez les noirs, l’apparition de nombreuses vergetures à la face interne des cuisses fait que cette zone devient et reste flasque après liposuccion, car ces vergetures ne sont rien d’autre que des fractures des fibres conjonctives et élastiques de la peau qui endommagées ne pourront plus assurer l’élasticité cutanée d’où la flaccidité et le relâchement  de cette zone.
    L’indication ici sera bien évidemment une dermolipectomie ou lifting des cuisses.

Avant l’intervention :

Bilan pré opératoire, consultation pré anesthésique et protocole pré opératoire.

Anesthésie :

La neurolept-analgésie reste notre préférence. La rachis-anesthésie peut être utilisée pour les interventions au niveau des membres inférieurs.

Récupération :

Pour ce qui est de la liposuccion des bras, des cuisses, des culottes, des genoux ou des mollets, la récupération est comme celle de toutes les liposuccions c’est-à-dire simple.
Le port des brassards au niveau des bras ou du lipopanty au niveau des cuisses et mollets se fait à la sortie de clinique et sera maintenu pendant 15 jours d’affilés, nuits et jours, et 15 autres jours, mi-journée : soit la journée, soit le soir, à la convenance du (de la) patient (e).
Le premier pansement se fait au 2 deuxième jour et le 2 deuxième et dernier pansement 2 jours plutard.

Toutes les zones aspirées deviendront dures comme du bois, ce qui fait partie de l’évolution normale et correspond à la transformation du sang collecté sous la peau en fibrose, étape obligée de la cicatrisation.
C’est pour cela qu’il est conseillé dès le quinzième jour de commencer les séances de massage qui auront pour objectif de casser et assouplir cette fibrose, car tant qu’elle sera présente, elle bloquera l’élasticité de la peau et empêchera donc sa rétraction post liposuccion, retardant ainsi l’évolution et l’obtention d’un résultat rapide  et notable.

  • Les brassards et le lipopanty agiront aussi dans ce même but : accélérer l’évolution cicatricielle en luttant contre l’oedème et le phénomène inflammatoire.
  • Pour ce qui concerne les dermolipectomies au niveau des bras ou du lifting au niveau des cuisses, la récupération est souvent délicate pour cela il est demandé au patient de ne pas avoir une activité plus que la normale les jours qui suivent l’intervention car ces zones opérés, au niveau des bras, la face interne contiguë aux aisselles et au niveau des cuisses, la face interne proche de la région génitale ; sont humides donc correspondant à un environnement adéquat pour les microbes, et d’où la moindre humidité au niveau des pansements venant de la transpiration ou du fait de mouiller les pansements entraînent un risque élevé d’infection. C’est aussi une des raisons pour laquelle ces pansements particuliers peuvent être plus rapprochés que d’ordinaire.

Résultats :

Les résultats de la liposuccion des membres sont généralement spectaculaires, la différence est  notable dès la 3ème semaines post opératoire.
  • Pour les dermolipectomie des bras, si pour les peaux blanches, les cicatrices sont belles parfois imperceptibles, chez les peaux noires, on pourra voire des hypertrophies cicatricielles voir même des cicatrices chéloïdiennes, pour cette raison, nous posons encore rarement l’indication de dermolipectomie chez noirs. Cependant, si dans certains cas la liposuccion seule ne suffit pas et qu’il faut y associer la dermolipectomie, nous mettons en place en post opératoire la prise en charge précoce des cicatrices à l’aide de massages et de pansements compressif prolongés, ceci pour prévenir l’installation de cicatrices pathologiques inesthétiques.
  • Au niveau des cuisses, les résultats du lifting sont généralement bons et les cicatrices inesthétiques rares à ce niveau.


Il faut cependant éviter à tout prix l’infection qui peut avoir des conséquences catastrophiques du type lâchage de  sutures, retard de cicatrisation, plaie béante… les microbes dans cette zone viennent de la région génitopérinéale et sont très méchants et résistants aux antibiotiques.