Depuis l’origine des temps jusqu’à nos jours, les fesses sont avec les seins les deux symboles par excellence de la féminité.
Ils ont été reproduits avec modération ou exagération en tout temps ; et les statues, les sculptures, les peintures, les photographies sont là pour en témoigner.
Les médias contemporains ont pris le relais avec succès si bien qu’un des critères de la beauté féminine aujourd’hui est le différentiel mensuration des seins à celle des fesses dans tous les concours de beauté et de mannequins.
Avec le temps et l’habillement, il était devenu plus facile de camoufler les déformations pouvant exister au niveau des fesses. Cependant l’avènement de la chirurgie esthétique et en particulier de la liposuccion mais surtout de la mode actuelle qui met les fesses dehors, les demandes de corrections, d’amélioration et de transformation des fesses sont en nette progression pour ne pas dire en première position de toutes les demandes de liposuccion.
Il existe trois types d’indication :
- Redéfinir ou redessiner le contour des fesses lorsqu’il y a des irrégularités ou cellulite c’est le "body contouring" des anglais ou liposculpture.
- Diminuer la taille et le volume des fesses quand elles sont trop grosses et proéminentes.
- Augmenter la taille et le volume des fesses quand elles sont trop plates ou petites.
Principe de l’intervention :
- Redéfinition des contours : la liposculpture est la meilleure option. Par de petites incisions cutanées dans les plis des fesses en bas et le pli interfessier en haut, de petites canules fines sont introduites sous la peau afin d’aspirer l’excès de graisse superficielle qui bombe sous la peau et lui donne un aspect de peau d’orange (cellulite). Cette technique permettra d’harmoniser les contours tout en assouplissant les fesses par la diminution de leur épaisseur.
- La liposuccion est l’indication pour diminuer les fesses charnues. La technique est la même que celle de la liposculpture avec toutefois des canules de diamètre un peu plus gros et qui vont aller plus en profondeur permettant de diminuer l’épaisseur du pannicule adipeux au niveau des fesses.
La liposuccion pour la réduction des hanches et des fesses en plateau avec cambrure exagérée est très demandé dans notre pratique ; les femmes viennent parce que cette déformation ne leur permet pas d’être à l’aise dans le port des pantalons à la mode. Cette technique est surtout utilisée en combinaison avec la liposuccion des culottes, du bas des fesses et des cuisses.
- Les demandes pour l’augmentation de volume des fesses sont aussi en très nette augmentation. Si les femmes africaines ont la caractéristique d’avoir des fesses bien fournies ; la pression des médias et la mode actuelle du port des pantalons à taille basse, faisant ressortir le haut des fesses et laissant voir mais non pas deviner ou entrevoir leurs formes généreuses font de cette chirurgie une des plus recherchées aujourd’hui pour celles qui ont les fesses plates.
Nous utilisons deux techniques pour cela :
- L’augmentation par le filling qui veut dire ‘’remplissage’’, va consister à prélever par aspiration des greffons de graisses sur la même patiente au niveau des autres parties du corps (ventre, tour de taille, bras, cuisses, genoux) et à les réinjecter après préparation, dans le même temps opératoire au niveau des fesses.
Cette vieille technique qui un temps fût abandonnée est, depuis une vingtaine d’années remise au goût du jour.
D’excellents résultats sont obtenus lorsque cette technique est appliquée par des mains expertes.
Il faut cependant savoir que les résultats définitifs ne seront obtenus qu’après 2 à 3 séances de filling, car à chaque séance d’injection de graisse, près de 15 à 20% de cette graisse seront réabsorbés d’où pour stabiliser ces greffes de graisses et arriver au résultat escompté il est nécessaire de réinjecter à nouveau à 3 à 4 semaines d’intervalle pour la 2ème séance et compter 2 mois plutard pour la 3ème séance.
Il nous est arrivé cependant d’obtenir des résultats définitifs avec une seule séance de filling. Chaque séance dure 1 heure.
- L’augmentation à l’aide de prothèses : Au travers d’une incision verticale d’environ 4 à 5 cm dans le pli interfessier, à hauteur du sacrum, un décollement et la confection d’une poche sera faite entre les muscles grands et petits fessiers de chaque fesse. Par cette petite ouverture, les prothèses seront délicatement introduites dans chaque poche ; des drains aspiratifs seront laissés en place jusqu’au premier pansement, si on juge qu’il a eu un saignement anormal lors de l’intervention.
Cette opération dure en moyenne 2 heures.
Avant l’intervention :
Le bilan pré opératoire, la consultation pré anesthésique et le protocole pré opératoire classique.
L’anesthésie :
La neurolept-analgésie a notre préférence, il est possible de pratiquer également la rachi-anesthésie.
La récupération :
+ Les suites opératoires seront simples pour la liposculpture et la liposuccion.
- Le port du lipopanty se fait au sortir de la chirurgie ; le premier pansement au deuxième jour post opératoire et le deuxième et dernier pansement au quatrième jour.
- Les massages sont prescrits à partir du 15ème jour ainsi que la reprise de l’exercice physique.
+ Le filling et la mise en place des prothèses pour augmentation des fesses sont deux interventions relativement douloureuses, mais l’existence d’antalgiques assez puissants permettent de contrôler les douleurs en post opératoire.
Le port du panty est aussi de mise.
Il est recommandé de reprendre la marche dès le lendemain pour éviter des complications de coagulation.
Il est possible de s’asseoir au troisième jour. La reprise du sport est conseillée après un mois.
Le risque d’infection ici est très élevé d’où la couverture antibiotique et surveillance minutieuse de tout phénomène inflammatoire anormal lors de la période des pansements.
Les sutures étant faites au fil résorbable, il n’y aura pas nécessité de les retirer. La cicatrice est généralement imperceptible dans le pli fessier.
Notons que les prothèses glutéales ou des fesses sont plus solides que celles des seins d’où aucun risque qu’elles se fracturent ou se déchirent et ce n’est pas la position assise qui pourra entraîner leur rupture car lorsqu’on s’assied c’est sur le haut des cuisses et non sur les fesses et encore moins là où se trouvent placées les implants.