La chirurgie plastique est une ancienne spécialité de la médecine qui a commencé à être pratiquée depuis l’antiquité.
Et aussi étonnant que cela puisse paraître, son origine est Africaine, oui je dis bien Africaine.
Pour preuve l’un des plus anciens documents d’époque, le Papyrus Ebert, vieux de plus de 1500 ans avant Jésus Christ, découvert en Egypte montrait déjà, à cette époque que les Egyptiens maîtrisaient à la perfection l’art de façonner la peau et les téguments sous cutanés pour le traitement et l’amélioration de l’apparence.
Cela était d’autant plus normal que les grands prêtres Egyptiens étaient passés maître dans l’art de la momification, mais aussi du maquillage du visage des morts afin que l’apparence de ces derniers se rapproche le plus possible de l’aspect de leur vivant ; pratique encore courante dans de nombreuses régions d’Afrique.
De là à essayer de transformer les visages des vivants et par-dessus tout à faire en sorte que leur "Roi Dieu", le pharaon, paraisse le plus longtemps possible jeune, il n’y avait qu’un pas.
L’usage du maquillage avec les poudres à base de plantes, le piercing des oreilles et du nez, le tressage des cheveux afin de tractionner la peau du visage en arrière (même principe que le lifting du visage que nous exécutons actuellement). Toutes ces techniques et artifices faisaient partie de l’arsenal à la disposition de ces grands prêtres dans leur pratique de l’amélioration de l’apparence.
D’autres papyrus découverts plus tard ont montré à quel point ces ancêtres des chirurgiens, de vrais magiciens, maîtrisaient également les techniques de pointe de cette chirurgie comme par exemple celle des sutures des plaies où ils utilisaient pour cela les fourmis rouges vivantes (magnans) : maintenus par la tête, on leur faisait mordre avec leur pince la plaie de part et d’autre permettant ainsi de suturer en rapprochant les bords de la plaie, comme on le fait actuellement aussi avec nos clips de sutures en acier.
Les secrétions de ces mêmes fourmis déposées sur les sutures servaient d’antiseptique et protégeaient contre les infections, accélérant la cicatrisation.
Cette pratique est encore d’actualité dans certaines tribus forestières d’Afrique centrale.
Quelques siècles plus tard, toutes ces techniques furent transmises à l’occident grâce aux allers et venues incessants des érudits de l’époque, Grecs et Romains qui venaient s’instruire à la source du savoir en ces temps là : l’Egypte des pharaons.
Les livres sacrés ou "Védas" rapportent qu’en Inde aux environs de l’an 800 avant Jésus-Christ, les hommes de science de l’époque savaient aussi utiliser les techniques de greffe de peau.
La région de Kangra (ou encore "Kangada") était réputée pour l’habilité de ces hommes de médecine qui pouvaient reconstruire les oreilles amputées ; l’amputation des oreilles était une punition infligée aux voleurs et hors la loi.
D’aucun pense que le nom donné à la région vient de ‘’Kana + gadha’’ qui veut dire en Hindou : réparation de l’oreille.
Sushuruta, un des célèbres disciples du maître Hindou Kashicas Divodas, illustre érudit de médecine de l’époque, a même décrit une technique d’utilisation de lambeau de la peau pour la reconstruction de perte d’une partie du nez, de l’oreille ou des lèvres. Cette technique était très utilisée à l’époque car il était de coutume que l’on punisse les prisonniers de guerre, les adultérins et les délinquants en leur amputant la pointe du nez, les oreilles ou les lèvres. Cette technique de réparation est encore utilisée de nos jours.
Plus près de nous ce fut en Europe que des noms célèbres s’illustrèrent par leur habilité et leur créativité qui permirent de poser les bases de la chirurgie plastique moderne :
Le monde moderne occidental a récupéré cette science de l’art qui pris naissance sur le continent Africain il y plus 3 500 ans.
Mais l’espoir plus que jamais est grand de voir la boucle se boucler avec son retour sur le contient mère.
La demande va grandissante car l’Africain (e) attache une importance toute particulière à son corps et à son apparence.
On peut dire pour cela que la chirurgie esthétique a encore de longs et heureux jours devant elle.
Le simple fait que cette spécialité ait fait un gigantesque bond dans son développement au Brésil et que près de 60% de cette population brésilienne ait du sang mêlé pourrait expliquer cela.
Mais ceci est un point de vue personnel.
Désormais il ne faudrait plus considérer cette spécialité comme venant de l’occident mais plutôt reprendre à notre compte ce qui a toujours, culturellement parlant, fait intimement partie de notre monde.