Chirurgie esthétiquePréparation à la chirurgie


A) La consultation

La consultation est le premier pas dans la démarche vers cette transformation que vous recherchez. Il ne faut pas hésiter à le faire, car il permet tout d'abord de connaître le chirurgien, voir s'il est compétant et surtout avoir les informations spécifiques concernant l'intervention à faire. Si le chirurgien est un professionnel, il écoutera attentivement, répondra sans hésiter à toutes les questions ; et si en plus il a de l'expérience il ne verra pas seulement l'attente physique recherchée, mais percevra aussi l'hésitation, l'insécurité psychique jusqu'au cri de détresse parfois lancé par le (la) patiente (e). Un bon chirurgien ne fait pas qu'inciser ou couper avec son bistouri, il sait aussi détecter le "mal être" et l'insatisfaction du (de la) patient (e) qui vient consulter. Il peut aller jusqu'à refuser de vous opérer si l'état de santé physique ou même psychique ne le permet pas.

Il est préférable de noter sur un bout de papier toutes les questions à poser lors de la première consultation. Si le (la) patient (e) ne se sent pas à l'aise seule face au chirurgien, la présence du conjoint pour les couples ou d'un (e) ami (e) peut donner un peu plus d'assurance. Le (la) patient (e) n'est pas obligé de passer immédiatement en salle d'intervention après la consultation comme cela se voit dans certains cas, parfois même sans examens biologiques préalables !!! Il ne faut jamais précipiter votre décision, le temps de la réflexion après la première consultation afin de mûrir la décision est capitale.

Si pour certains (es) une seule consultation suffit pour prendre la décision finale, pour d’autres il faut plus de temps et d’informations pour se décider. Alors prenez votre temps.

B) L’examen préopératoire

  1. Après avoir noté l'histoire médicale et les antécédents, le spécialiste fera un examen général sommaire pour connaître le statut médical.
  2. Cet examen physique sera suivi d'un examen méticuleux de la région à opérer : le chirurgien prendra les mensurations, fera des comparaisons avec la souplesse et l'élasticité, l'épaisseur de graisse de la zone, et notera l'importance des éléments anatomiques de cette région (artères, veines, nerfs …) Tout ceci afin de bien intégrer le problème à traiter ou corriger pour un résultat satisfaisant.

C) Les photographies

  1. En général le chirurgien fera lui-même les photographies du (de la) patient (e) la veille ou le jour de l'intervention.
  2. Ces photos sont prises de face, de profil, en biais afin d'avoir tous les contours de la zone à opérer. Elles permettront aussi en salle d'opération d'avoir les images de départ sur lesquelles le chirurgien devra se concentrer pour mener à bien la transformation à effectuer.

Ces photos de départ permettront aussi la comparaison avec celles en post opératoire à 3 mois, 6 mois et un an pour suivre l'évolution à court, moyen et long terme.

Il faut savoir que ces photos faites ne serviront en aucun cas pour autres choses que l'aspect médical.

Après la séance photo, le chirurgien marquera au feutre sur votre corps, tous les points de repère pour son intervention.

D) Le bilan biologique préopératoire

Il comprend les examens de sang, la radiographie pulmonaire, l'échographie, l'électrocardiogramme. Selon l'importance de l'intervention, de l'âge et des antécédents médicaux du (de la) patient (e), le chirurgien demandera un ou plusieurs examens biologiques pour s'assurer de sa faisabilité.

Par exemple pour l'excision d'une verrue, d'une petite tumeur de la peau, ou de la correction de cicatrices, un électrocardiogramme seul suffira.

Par contre, pour une intervention des seins, une abdominoplastie ou un lifting facial qui vont durer plus d'une heure, le chirurgien demandera les examens de sang, d'urine, du cœur, des poumons et la coagulation pour s'assurer que le patient (e) n'est pas porteur (se) d'une maladie systémique (diabète, anémie, hypertension) pouvant altérer le bon déroulement de l'intervention et l'évolution post opératoire et s'assurer également que le cœur, les poumons et les reins sont en bon état pour supporter l'intervention, et que le (la) patient(e) n'a pas tendance à saigner outre mesure, ce qui pourrait perturber l'opération.

En définitive comme nous le disons toujours, ce bilan préopératoire est comme une ceinture de sécurité aussi bien pour le (la) patient (e) que pour le chirurgien et l'anesthésiste.
E) Le consentement opératoire  

Lorsque le (la) patient (e) a pris la décision de faire sa chirurgie en accord avec le chirurgien ; le jour de l'opération un consentement opératoire sera remis au (à la) patient (e) pour signature. Il faut savoir que ce n'est nullement un contrat qui oblige à l'intervention car à tout moment on peut refuser de se faire opérer même après avoir signé le consentement.


F) La préparation à l'intervention
  1. Une à deux semaines avant l'intervention toute prise d'aspirine ou dérivé doit être évité car cela pourrait affecter la coagulation.
  2. Il faut également arrêter ou diminuer de moitié les cigarettes.
  3. Deux jours avant l'opération, une préparation à base de douche d'antiseptique devra être faite matin et soir ainsi que le jour de l'intervention avant de rentrer en clinique : la zone à opérer doit être savonnée frictionnée et rincée avec minutie.

Une fois en clinique les infirmières vous prépareront pour l'intervention. Pas de bijoux, pas de maquillage, pas de vernis à ongle, pas de lentilles de contact. L'Anesthésiste passera vous voir pour les questions usuelles (allergies, antécédents…) et vous expliquera en détail les étapes de l'anesthésie.

Le chirurgien vient aussi vous voir avant que vous n'entrez au bloc opératoire pour vous rassurer, vous calmer et vous expliquer encore une fois, si nécessaire ce qu'il va faire.

G) Le jour de l'intervention

En général le (la) patient (e) rentre en clinique le matin de l'intervention vers 8 heures. Il (elle) sera reçue par l'assistante qui lui fera enlever tout ses habits de ville pour lui enfiler une blouse propre ; le (la) patient (e) se verra remettre un questionnaire médical à remplir : antécédents médicaux, chirurgicaux, possibles allergies, accidents et interventions antérieures.

La fiche de consentement opératoire sera également signée. Ensuite une période de relaxation d'environ une heure avant la chirurgie est nécessaire. On a déjà vu certaines (es) patients (es) courir en ville faire leur dernières courses avant de rentrer tout (e) extenué (e) et en sueur à la clinique, ceci n'est pas sérieux et peut s'avérer même dangereux.

La voie veineuse sera alors prise et pour certains (es) patients (es) très anxieux (es), un calmant sera administré soit par voie orale ou par la perfusion.