A l’inverse de la réduction des gros seins, souvent motivée par l’inconfort physique qu’ils entraînent, une augmentation des seins a souvent pour justification celui d’un bien être psychologique.
Si une grosse et trop lourde poitrine peut déformer la colonne vertébrale et entraîner des douleurs handicapantes, les trop petits seins n’entraînent pas de souffrance physique sinon celle du mental.
Plusieurs travaux scientifiques ont montré q’une femme ne désire pas toujours cette intervention seulement dans le but de plaire aux hommes mais d’abord pour se séduire soi-même et se faire plaisir.
La notion d’autosatisfaction revient constamment dans ces travaux.
L’hypotrophie mammaire ou trop petits seins font que les femmes sont insatisfaites de leur image qui peut aller jusqu’à une perte de leur assurance.
Cette perte d’assurance et de confiance en elles vont altérer sûrement leurs capacités de séduction et indéniablement leur vie sexuelle.
L’augmentation mammaire s’adresse donc à toutes ces femmes insatisfaites de la petite taille de leurs seins et qui ne se sentent pas vraiment femmes à cause de cela.
Principes de l’intervention :
L’intervention a pour but d’augmenter le volume des seins par la mise en place de prothèses mammaires.
Ces prothèses peuvent être mise en avant du muscle pectoral ou en arrière. Les indications pour ces différentes positions vont dépendre de l’existence ou non d’une glande mammaire pré existante.
Signalons qu’il n’y a pas de positions idéales ; car il existe de nombreux problèmes liés à l’une ou l’autre position qui peuvent entraîner des complications spécifiques.
Par exemple les prothèses derrière le muscle pectoral sont beaucoup p,lus douloureuses à cause du décollement des insertions du muscle pectoral de la cage thoracique.
Par contre, les prothèses en avant du muscle et derrière la glande ne sont pas du tout douloureuses mais plutôt sujettes à la formation de coques ou capsules.
Le choix de l’emplacement des prothèses sera fait en fonction de chaque cas et surtout des explications détaillées devront être données aux patientes avant cette chirurgie d’augmentation par le chirurgien.
Avant l’intervention :
Bilan pré opératoire, consultation pré anesthésique et protocole pré opératoire classique.
L’anesthésie :
Notre préférence va toujours à la neurolept-analgésie combinée à l’anesthésie locale.
L’intervention :
- Elle se fera sur une patiente en position couchée.
- La voie d’abord que nous préférons est celle de Pitanguy ou transaréolaire.
- Selon la technique choisie, une poche d’un diamètre variable entre 10 à 13 cm sera confectionnée en avant ou en arrière du muscle pectoral. Il faut savoir que plus la prothèse sera libre dans cette poche et plus il y aura des chances que les résultats soient proches de l’aspect naturel.
- Une hémostase parfaite devra être faite ; si le saignement est un peu plus que la normale, des tuyaux de drainage aspiratif seront installés de chaque côté pour permettre au sang de ne pas rester collecté à l’intérieur autour des prothèses, car c’est la première cause de formation des coques ou capsules.
Ces drains seront retirés au 1er pansement s’ils n’ont rien donné.
Les sutures faites de fils résorbables, et il n’y aura donc pas besoin de les retirer.
Cette intervention dure environ 1 heure.
Les suites opératoires :
- Un pansement compressif sera fait à la sortie de la salle d’opération.
- Le premier pansement a lieu au 2ème jour post opératoire ; les gros pansements seront remplacés par des pansements légers et le port du soutien gorge sera fait à ce moment là.
Si les drains aspiratifs n’ont rien donné, ils seront alors retirés, s’ils ont aspiré un peu ou beaucoup de sang, ils seront laissés en place jusqu’au second pansement.
- La récupération post opératoire est en général rapide car la gène occasionnée par l’intervention ne sera pas importante ; tout au plus la patiente ressentira une forte sensation de tension au niveau de la peau.
- Deux à trois jours après l’intervention, la majorité des patientes reprendront leurs activités quotidiennes. Cependant, il est recommandé de ne pas mouiller les pansements et de ne pas avoir d’activités physiques importantes durant un mois. Il sera montré à la patiente comment mobiliser les prothèses dès le premier pansement pour que les poches restent toujours plus large autour des prothèses et donc réduire ainsi le risque de capsule.
Cette mobilisation pour être efficace devra être faite tous les jours jusqu’à 6 mois voir un an.
- On pourra avoir des œdèmes (gonflements) et/ou des ecchymoses (bleus) au niveau des seins pendant quelques jours.
Le pansement sera sec entre le 12ème et 15ème jours, les fils résorbables se désagrégent d’eux-mêmes au bout de 4 semaines ; une pommade cicatrisante sera prescrite pour améliorer l’aspect de la cicatrice, qui avec le temps deviendra quasi imperceptible car ayant la même coloration foncée que celle des aréoles.
Le résultat pourra s’apprécier à partir du troisième mois, car c’est le temps nécessaire pour que l’œdème s’estompe, et que les seins reprennent leur souplesse et que le rapport entre les poches et les prothèses se stabilise.
Le choix des prothèses :
- De nos jours, il y a le choix entre les prothèses en sérum physiologique avec une enveloppe en silicone, et les prothèses de gel de silicone très cohésif avec l’enveloppe également en silicone.
Il est préférable de prendre les prothèses à paroi épaisse imperméable, cette paroi peut être texturée ou lisse.
Actuellement la préférence va aux prothèses en gel silicone qui se rapprochent plus des seins naturels.
- La durée de vie des prothèses : ces prothèses qu’elles soient remplies de gel de silicone ou de sérum physiologique ont une durée de vie variable qui ne peut être garantie, cependant si la technique chirurgicale est bien maîtrisée, ces prothèses pourront tenir entre 15 et 20 ans.
Questions souvent posées :
- Est-il possible d’allaiter après ?
Il n’y a aucun problème pour l’allaitement car les prothèses sont placées en arrière de la glande qui gardera sa fonction après l’intervention.
Il est cependant préférable de ne pas tomber enceinte avant le temps écoulé de 12 mois pour laisser à la cicatrisation de bien mûrir au niveau du sein.
- Est-ce que la sensibilité en sera perturbée ?
La sensibilité de l’aréole ou du mamelon peut être diminuée ou même exacerbée après l’opération, mais revient toujours à la normale après 6 à 12 mois.
- Les prothèses mammaires favorisent-elles l’apparition du cancer du sein ?
Il n’y a jamais pu être établi de relation entre cancer du sein et prothèses mammaires. Le fait de mettre des prothèses n’augmente nullement les risques de cancer du sein.
Il est conseillé de faire systématiquement une mammographie et une échographie mammaire avant toute augmentation mammaire pour avoir un statut des glandes avant des glandes avant l’intervention.
- Pourquoi cette controverse à propos du gel de silicone ?
Les prothèses de gel de silicone ont été incriminées de provoquer des maladies auto-immunes chez certaines patientes. De nombreux travaux scientifiques ont rejeté cette allégation.
- Qu’est-ce qui entraîne la formation de coque ?
Lors de l’installation de prothèses, il va apparaître une réaction inflammatoire avec formation d’une enveloppe fibreuse appelé coque, capsule, coquille ou poche. Cette enveloppe n’est rien d’autre que du tissu cicatriciel qui souple au départ peut devenir dure avec des calcifications ; si cette coque ne présente aucun danger pour la patiente lorsqu’elle devient dure et pierreuse donnant au sein une forme disgracieuse, sans souplesse avec parfois des douleurs, cela va devenir le cauchemar du chirurgien qui sera obligé de réintervenir pour retirer la coque et replacer la prothèse sous le muscle, là où les risques de formation de coque sont moindre.
Il n’existe vraiment aucun traitement pour prévenir l’apparition de coque ; nombreux cependant sont les chirurgiens esthéticiens qui d’après leur expérience affirment qu’il est possible de réduire notablement l’apparition de ces coques par une bonne et minutieuse hémostase lors de la pose des prothèses ; de poser systématiquement des drains d’aspiration et de confectionner des poches assez larges où les prothèses pourraient bouger librement mais surtout commencer assez tôt la mobilisation de ces prothèses afin de maintenir l’espace libre dans les poches suffisamment grande le plus longtemps possible afin de passer le cap de la résorption de cette inflammation c’est-à-dire 6 mois.